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2011 - Bob Kemper

Architectures paysagées, aux couleurs des villes et des champs

 

De sa Hollande natale, aux Causses du Lot du Pech Castan

 

Les oeuvres exposées présentent des visions structurées et déstructurées des objets architecturaux de la Ville : ponts, immeubles, maisons, routes et collines aux couleurs froides des cités et aux couleurs chaudes des campagnes et des champs.

 

De l'atelier de son village hollandais "Vj Hoogvliet" ou de sa grange/atelier de "Pech Castan", il peint au beau milieu des bâtiments : " Des bâtiments qui présentent un mouvement de bascule, qui sont penchés, ou qui sont à la recherche d'un support, qui craquent, ou qui tombent en ruine. Des bâtiments, des paysages, des cieux se dressent. Dans des paysages sinistres, adossés à un décor sculpté de cieux menaçants. Décor d'un peintre possédé. Tracé à grands traits. Les fragments de ville sont omniprésents" .

 

Bob Kemper raconte d'un ton passionné : "Je dois pouvoir nager dans mon atelier, me noyer dans mon propre travail, j'en ai besoin en tant que source d'inspiration. Il n'y a rien d'autre qui m'inspire plus que mon propre travail.. Le travail est en expansion autour de moi, il y a bien une dizaine de choses qui m'occupent en même temps. Rien n'est fini. Il n'y a jamais rien de fini. Je passe d'une peinture à l'autre et vice-versa. Je suis un peintre d'atelier typique. Tout mon travail est né ici. En dehors de mon atelier, je ne pense même pas à peindre. C'est avec des yeux fascinés que je regarde autour de moi, vers la ville, les bâtiments, les ponts, les couleurs, mais je ne traduis pas directement ce que je vois sous forme d'images. C'est pourquoi vous ne rencontrerez pas dans mes peintures le nouveau pont Willemsbrug. Car c'est à Rotterdam. Ce sujet-là ne m'intéresse pas. Inversément, l'atmosphère qui se dégage de la ville, oui !".

 

Bob Kemper montre la relativité : "la beauté, mais aussi la dégradation et la décadence, qui ont de nouveau leur propre beauté. Le mouvement, la menace se trouvent aussi dans mes paysages et mes cieux. Des cieux qui vous recouvrent comme un toit. Et chez moi, les paysages ne sont ni gais ni sereins comme ceux des impressionnistes. Je n'essaie pas non plus de peindre des paysages, mais d'évoquer l'atmosphère des paysages".

 

Bob Kemper nous parle de l'abstraction de l'image et du contraste : "En fait, c'est le contraste que je trouve le plus important. Ce que je trouve très beau, c'est d'aller jusqu'à des bleus ou des verts très foncés et d'opposer des contrastes sous forme de rouges, de jaunes ou des blancs très vifs. En ce qui concerne les couleurs, c'est presque toujours la pleine saison dans mon travail".

Les oeuvres selectionnées illustreront une des facettes de son travail : celles des objets architecturaux urbains où s'imposent chaos, fractures ou réconciliations des formes et des couleurs avec cet optimisme de Bob Kemper, qui traverse sa vie et son travail comme un fil conducteur".

 

 

 

 

 

 

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