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Expositions de la saison 2017

28 Juin 2017 , Rédigé par l'Espace Orlando

 

L’Espace culturel Orlando, depuis sa création en 2007, présente des artistes contemporains d’expressions diverses ainsi que l’œuvre du couple d’artistes Denise et Peter Orlando.

Le bâtiment, dans lequel la circulation est aisée pour tous les visiteurs (monte-personne disponible), est doté de volumes d’exposition sur 3 niveaux.

 

Du 1er au 28 juillet et du 2 août au 3 septembre.

tous les jours sauf lundi, de 15 heures à 19 heures

 

« Céramique Orla (1953-1968) »

Céramiques et design

 

Denise Orlando est décédée à Saint-Céré le 10 février de cette année, quelques jours avant de pouvoir célébrer son 96ème anniversaire. Pendant l’été la mezzanine de l’Espace Orlando est dédiée à la présentation d’une sélection de pièces de faïence de Peter et Denise Orlando, issues de la donation faite à la commune de Saint-Jean-Lespinasse en 2004, et de prêts de collectionneurs privés.

 

Nous sommes à Paris au début des années 1950. Après la guerre, la France se reconstruit. D'un côté, les pragmatiques bâtissent, relancent la production, l'industrie. D'un autre côté, les penseurs, les artistes, les intellectuels laissent épanouir leur propre renouvellement.

Les arts décoratifs, les métiers d'art qui souvent seront rattachés au « design », sont en plein essor. De nombreux céramistes perpétuent la tradition (poteries et faïences utilitaires, carrelages décoratifs ou fonctionnels), ou innovent avec des objets réinterprétés, de formes et couleurs inédites.

Peter Orlando (1921-2009) américain échoué en France, épouse au sortir de la guerre Denise Delgoulet, jeune Parisienne de son âge. Il mène de front sa carrière de peintre et avec son épouse une production de pièces d'usage en céramique: services pour la table, vases, lampes, tables basses. Très vite il se distingue par des formes non conventionnelles, par le mariage maîtrisé de motifs abstraits et de couleurs fortes. Dans les années 50 et 60, c'est à la mode, mais aussi d'avant-garde; il faut séduire une clientèle « éclairée ». L'atelier Parisien de céramique Orla ouvre en 1953 ; il sera fermé en 1968, car le succès commercial n’est pas au rendez-vous et la santé de Denise est menacée par l’atmosphère poussiéreuse de l’atelier. Peter Orlando aura alors toute latitude pour se consacrer exclusivement à la peinture. A présent, depuis deux décennies, les amateurs et les nostalgiques du design passé redécouvrent les créations céramiques du couple. Les pièces de faïence Orla, Orlando, sont cotées sur le marché de l’art et se font rares chez les antiquaires spécialisés.

 

 

voir l'album des céramiques Orla

autres céramiques de Peter et Denise Orlando                                                     

                                   

 

Le grand volume de la salle Orlando ainsi que l’Atelier, reçoivent successivement les expositions de deux artistes contemporains :

 

Du 1er au 28 juillet, tous les jours sauf lundi, de 15 heures à 19 heures

 

Bernard Coignard

« Des endroits où aller »

peinture

 

Bernard Coignard vit et travaille à Albi, Tarn.

 

Il s’exprime sur son art :

« Petit fils du peintre Louis-Jules-Albert Coignard (1867-1928), je passe mon enfance à Paris où ma mère m’emmène au concert le dimanche et trouve souvent refuge dans les musées de la capitale. J'y découvre les peintres classiques et modernes. Au collège, un professeur d'art plastique nous montre des films sur Giacometti, Soulages, Hartung. A quinze ans, l'amour fou d'une danseuse étoile du Bolchoï me dirige vers le conservatoire, la chorégraphie et l'enseignement de la danse contemporaine. Ces années avec le monde de la scène nourrissent mes compositions et mes installations. J'aime que le spectateur se sente accueilli, je préfère retirer une toile plutôt qu'en ajouter une, et créer une relation émotionnelle et poétique avec le monde.

 

Mes peintures ne peuvent être définies comme abstraites : elles sont des images subliminales, oniriques, de paysages vus, bien que je ne travaille pas sur le sujet.

 

Vitesse excitante de l'acrylique et patience apaisante de l'huile jalonnent mon travail que j’effectue avec des outils variés allant du petit couteau de peintre à larges spatules de bâtiment en inox, des tringles à rideaux, de longues baguettes de bois. Des brosses à papier peint, de gros pinceaux ronds et plats ainsi que de minuscules outils sont utilisés suivant mon inspiration.

 

Il y a une relation interdépendante très forte entre l'outil et le projet qui doit être maîtrisée. »

 

 

EXPOSITIONS RECENTES

Paris. « Carte blanche aux couleurs » Port-Royal (14ème) – Novembre 2014

Rabastens, Tarn. « Interstices » - Eglise Saint-Pierre-des-Blancs – Mars/Avril 2015

Paris. « Sarcler les couleurs » – Hôpital Georges-Pompidou – Oct/Nov 2015

Tarbes, Tarn. Conservatoire de musique et de danse – Janvier/Février 2016

Lescure d’Albigeois, Tarn. Chapelle Saint-Michel – Août/Sept 2016

Paris. Grand Marché d’art contemporain – Octobre 2016

Paris. Institut Médical Montsouris – Octobre 2016/Mars 2017

Réalmont, Tarn. Espace Intercommunal – Janvier/Février 2017

Aigues Mortes, Gard. « Sillonner ciel et terre ». Chapelle des Capucins.- Avril / mai 2017.

 

Site Internet de l’artiste : http://bernard-coignard.fr

 

voir l'album de Bernard Coignard :

 

 

 

Du 2 août au 3 septembre, tous les jours sauf lundi, de 15 heures à 19 heures

 

Yvonne Calsou

« Zones fragiles »

 

Yvonne Calsou vit et travaille à Toulouse, Haute Garonne.

 

Elle s’exprime sur son travail et cette exposition « Zones fragiles ».

« Mon travail artistique est une affaire de temps. Le temps passé, celui des souvenirs.  Ces souvenirs que l’on chérit et qu’à la moindre occasion, on ré-enchante, redessine, édulcore et ressasse avec  un brin de nostalgie comme pour occulter les plus sombres, ceux que l’on rêverait de ne pas avoir vécus et qui resurgissent parfois sans crier gare.

 

Le temps présent, cet instant brévissime, ce presque rien comme l’évoque Vladimir Jankélévitch, pris en sandwich entre « pas encore », et dans le « jamais plus ». Ce temps qui file en  laissant de son passage un «je ne sais quoi» insaisissable.

 

Mes outils sont multiples : le dessin, la photographie, les installations, la vidéo, le son, le livre d’artiste.

 

Mon vocabulaire plastique joue des mises en opposition : noir /blanc, ombre/lumière, opacité/transparence, intérieur/extérieur, apparition/disparition, matérialisation/dématérialisation,

son /image. 

 

Mon intention : interpeller le regard, bousculer les représentations, perturber les perceptions et surtout faire vivre l’art comme une expérience sensible de l’instant.

Cette exposition Zones Fragiles présentera des œuvres extraites des séries explorant les zones de mémoire à travers un travail sur la trace, l’altération liée au temps, l’effacement et la fragilité.

 

Nocturne : Cette série est basée sur la remémoration des paysages de mon enfance. Tel un oxymore, la lumière est au centre de cette série et l’obscurité, son pendant, le lieu même de projection symbolique entre dramatisation et mise en lumière. 

Nuit et brouillard, co-production les Ateliers des Arques/EHPAD de Catus, dans le Lot, cette série réalisée pendant une résidence d’artiste en présence des résidents poursuit la recherche formelle de la série nocturne tout en explorant aussi la question de l’effacement, la disparition de l’image, la trace.

Instantanés : basée sur le relevé d’ombres de mobilier de jardin, cette série  réalisée par « bleaching » (décoloration à la javel) tente de fixer ces images fugitives et évanescentes de la saison estivale.

 

Portraits d’arbres et Polyflore   

Ces deux séries sont entre représentation et impression entre carnets de nature, visions naturalistes et planches anatomiques ; formes et volumes apparaissent en fonction des traces laissées par les retraits du surplus d’encre et des zones d’évanescences où le dessin se dilue dans le blanc de la feuille laissant au regard le soin de compléter la forme. 

 

Houles:

 Recherche d’une force d’expression similaire à celle de la nature, cette série d’instants figés est aussi un questionnement sur la perspective où le vide s'immisce comme un appel à plonger dans le plein de la matière en mouvement. »

 

 

       

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES RECENTES

2017 Œuvre dans l’espace public, L’ombre, friche de l’ancienne caserne Niel, Toulouse (31)

2016 Œuvre dans l’espace public, A la croisée des saisons, création  en résidence, Gourdon (46)

Galerie l’Acadie, Espaces avec figures absentes, Cajarc(46)

Galerie de l’atelier des Bains-Douches, Matière noire & poussière blanche, Saverdun (09)

2015 Milletiroirs/Centre Hospitalier du Pays d’Olmes, Points de vue, exposition de fin de résidence Lavelanet (09)

Exposition éphémère Matières Noires,  Marseille (13)

Les Ateliers des Arques/EPAHD de Catus, 9 semaines, 6jours et 3nuits, partie 2, exposition de fin de résidence, Les Arques (46)

2014 Les Ateliers des Arques/EPAHD de Catus), 9 semaines, 6jours et 3nuits, partie 1, exposition de fin de résidence Catus, (46)

 

Site Internet de l’artiste : http://yvonne-calsou.blogspot.fr

 

 voir l'album d' Yvonne Calsou

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